
Mia la casse-cou ne marche pas encore, même si elle lâche de plus souvent les deux mains pour rester debout, comme figée, à observer ce qui se passe autour d'elle ou à grignoter ses biscuits, ses jouets, les clés de sa mère ou le téléphone. En revanche, elle a bien compris l'intérêt de la marche à quatre pattes, qui lui permet de découvrir le monde, et surtout les recoins de notre appartement, et se déplace désormais à vitesse grand V. Elle nous suit partout, multipliant les allers et retours d'une pièce à l'autre.
Forcément, il y a quelques petits désagréments assez classiques mais qui ne manquent pas de se produire et de nous faire marrer. Allez, en vrac :
- Il y a ces moments où Mia la barbare semble enfin se faire légère pour tenter de surprendre Rob le chat, paisiblement endormi à quelques pas de là, et de le "caresser" (traduction : "arracher des touffes de poils en hurlant") ou lui tirer la queue.
- Parfois, elle confond la gamelle d'eau de Rob avec un bénitier. C'est toujours mieux qu'un pédiluve, vous me direz.
- Il y a quelques jours, après les avoir élégamment contournées pendant une longue période, elle a fini par plonger la main dans ses craquettes (oui, chez nous, on dit des craquettes) pour y goûter avec délectation.
- Mademoiselle nous suit partout, s'accroche à nos jambes, zigzague de papa qui fait la vaisselle à maman qui range. En chemin, se prend une taloche sur la tête par un Rob le chat de plus en plus taquin.
- Elle nous fait râler quand elle finit par débarquer devant la télé, se lever en s'appuyant sur le meuble, et gratouiller l'écran. La télé est un vrai danger, comme une sorte de grosse lampe bleutée sur laquelle notre insecte de fille viendrait se griller les ailes.
- Jadis, au moment du bain, je la déposais délicatement sur son matelas à langer, lui même posé par terre à côté de la baignoire, et je la laissais là quelques instants le temps d'aller chercher une couche, un pyjama ou un tube de crème. Désormais, il faut s'assurer que rien, absolument rien ne traîne, et qu'elle ne dispose pas d'assez de temps pour s'enfuir jusqu'à la litière de Rob. Il arrive aussi que je la retrouve debout, ses petites mains atteignant tout juste le rebord de la baignoire, en train de regarder l'eau couler. C'est trop chou.
Parfois, aussi, Mia s'amuse seule dans le couloir (qui est chauffé et sécurisé, n'ayez crainte), elle rit, chantonne, babille, puis soudain, badaboum. Un gros son lours et plombant semble indiquer que sa tête a brutalement heurté le sol. 9 fois sur 10, elle se relève en souriant, surtout lorsqu'elle croise nos regards rassurants. De temps à autres, elle s'est vraiment fait mal, et son front s'orne d'une jolie zone rouge. Dans ces cas-là, nous avons pris l'habitude de lui apposer le
stick Badaboum de chez Neobulle, acheté chez
BamBinou. Cela semble la soulager rapidement et atténuer la bosse potentielle. Tout petit, très pratique, il nous accompagne partout, dans la petite trousse de soins que nous avons tardivement constituée pour Mia le bulldozer.