Il y a un an...

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... je n'étais pas très frais à cette heure-ci.
Mia avait 6 heures à peine.
Je relis avec une pointe d'émotion ce que j'avais écrit à l'époque.
Putain, 1 an. On va fêter ça avec des cupcakes au citron et une visite chez les bébés animaux.
Quant à moi, entre un déménagement imminent et une envie de refondre différemment, je vous fais des bisous et je vous dis à bientôt.

Badaboum !

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Badaboum !

Mia la casse-cou ne marche pas encore, même si elle lâche de plus souvent les deux mains pour rester debout, comme figée, à observer ce qui se passe autour d'elle ou à grignoter ses biscuits, ses jouets, les clés de sa mère ou le téléphone. En revanche, elle a bien compris l'intérêt de la marche à quatre pattes, qui lui permet de découvrir le monde, et surtout les recoins de notre appartement, et se déplace désormais à vitesse grand V. Elle nous suit partout, multipliant les allers et retours d'une pièce à l'autre.

Forcément, il y a quelques petits désagréments assez classiques mais qui ne manquent pas de se produire et de nous faire marrer. Allez, en vrac :

- Il y a ces moments où Mia la barbare semble enfin se faire légère pour tenter de surprendre Rob le chat, paisiblement endormi à quelques pas de là, et de le "caresser" (traduction : "arracher des touffes de poils en hurlant") ou lui tirer la queue.

- Parfois, elle confond la gamelle d'eau de Rob avec un bénitier. C'est toujours mieux qu'un pédiluve, vous me direz.

- Il y a quelques jours, après les avoir élégamment contournées pendant une longue période, elle a fini par plonger la main dans ses craquettes (oui, chez nous, on dit des craquettes) pour y goûter avec délectation.

- Mademoiselle nous suit partout, s'accroche à nos jambes, zigzague de papa qui fait la vaisselle à maman qui range. En chemin, se prend une taloche sur la tête par un Rob le chat de plus en plus taquin.

- Elle nous fait râler quand elle finit par débarquer devant la télé, se lever en s'appuyant sur le meuble, et gratouiller l'écran. La télé est un vrai danger, comme une sorte de grosse lampe bleutée sur laquelle notre insecte de fille viendrait se griller les ailes.

- Jadis, au moment du bain, je la déposais délicatement sur son matelas à langer, lui même posé par terre à côté de la baignoire, et je la laissais là quelques instants le temps d'aller chercher une couche, un pyjama ou un tube de crème. Désormais, il faut s'assurer que rien, absolument rien ne traîne, et qu'elle ne dispose pas d'assez de temps pour s'enfuir jusqu'à la litière de Rob. Il arrive aussi que je la retrouve debout, ses petites mains atteignant tout juste le rebord de la baignoire, en train de regarder l'eau couler. C'est trop chou.

Parfois, aussi, Mia s'amuse seule dans le couloir (qui est chauffé et sécurisé, n'ayez crainte), elle rit, chantonne, babille, puis soudain, badaboum. Un gros son lours et plombant semble indiquer que sa tête a brutalement heurté le sol. 9 fois sur 10, elle se relève en souriant, surtout lorsqu'elle croise nos regards rassurants. De temps à autres, elle s'est vraiment fait mal, et son front s'orne d'une jolie zone rouge. Dans ces cas-là, nous avons pris l'habitude de lui apposer le stick Badaboum de chez Neobulle, acheté chez BamBinou. Cela semble la soulager rapidement et atténuer la bosse potentielle. Tout petit, très pratique, il nous accompagne partout, dans la petite trousse de soins que nous avons tardivement constituée pour Mia le bulldozer.

Bronchiolite ta mère

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Jusqu'ici, j'étais fier de dire que Mia n'avait jamais été malade. À peine le nez qui coule une fois ou deux, quelques éternuements très espacés, mais rien de plus. J'avais fini par me dire que ma fille était une sorte de descendante du Bruce Willis d'Incassable, ce film de M. Night Shyamalan dans lequel un type se rend compte qu'il n'a jamais été blessé ou malade et que du coup il est peut-être une sorte de super-héros du quotidien. Avec une grosse réserve, je l'admets : Bruce Willis est sans doute passé par la case crèche ou nounou, alors que Mia toujours pas, ce qui l'a forcément épargnée des attaques épidémiologiques propagées par la profusion de mômes.

Mais voilà, c'est fini : je ne pourrai plus affirmer que ma fille n'a jamais été malade. Le lendemain de Noël, après avoir été couverte de cadeaux (c'en est même honteux) et nourrie à coups de saumon fumé et de galantine de chevreuil (honteux bis), Mia a commencé à toussoter. La nuit suivante, alors que nous dormions juste à côté d'elle (c'est comme ça quand on séjourne chez les parents de L.), nous avons passé une nuit chaotique, l'écoutant tousser très très gras toute la nuit, puis guettant avec appréhension les sifflements de plus en plus aigus provenant de sa poitrine.

Nous devions rentrer à Paris le lendemain matin, mais la mamie de Mia a fait venir le médecin de famille, qui a débarqué prestement et a diagnostiqué une petite bronchiolite et un début de laryngite. Et ouf, même pas besoin de voir un kiné.

Voilà. Mia a vécu quatre jours de perte d'appétit, de fatigue quasi chronique, d'avalage forcé de gouttes de corticoïdes, de quintes de toux impromptues, plus une nuit à vomir sous l'effet de quintes violentes... soit une entrée remarquée mais assez ordinaire dans le monde de la maladie. Bien plus épargnée que d'autres, très courageuse aussi (pas une plainte, pas un pleur, y compris au moment où sa respiration était la plus difficile), elle en verra d'autres. Nous, nous l'avons accompagnée au mieux, fatigués de nos journées et pensant aux autres parents, ceux des enfants bien plus souvent malades que la nôtre. On vous admire et on vous plaint, parce que la maladie de bébé, c'est franchement pas le pied.

Pour plus d'informations sur la bronchiolite, jetez un oeil sur Bronchiolite.org, ultra laid mais pas inutile, ou procurez-vous le livre de Marjo(laine Solaro), Le dico des petits et gros bobos, indispensable à toutes les bonnes bibliothèques de parents.

Bienvenue Franprix

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(attention, ce texte est truffé de name-dropping twitterien.)


Samedi après-midi, je reçois un gentil message de Charlotte, nous conviant à une petite sauterie le soir même en compagnie de Mélanie, David, Christophe et quelques autres que nous ne connaissions jusqu'ici que virtuellement.

Je vous passe les « on viendra avec Mia », « ah bah en fait non » et « finalement je viendrai tout seul ». Le bébé étant épuisé, sa maman pas ultra en forme, je finis par me rendre seul du côté des Buttes Chaumont. À peine arrivé, je découvre que Charlotte a oublié de me prévenir qu'il s'agit d'une soirée de Noël et que chacun avait pour mission d'amener un cadeau à moins de 5 euros, distribué ensuite de façon aléatoire aux différents invités. Ouille.

Au bout de quelques heures passées en charmante compagnie, un simili père Noël (rebeu, barbu, son oreiller - faux ventre dépassant à moitié de sous son pull) débarque pour distribuer lui-même les différents présents, au cours d'une cérémonie riche en devinettes spirituelles (en tout cas pour un élève de CP).

Gêné de ne rien avoir amené, je me résous à faire profil bas, avant que l'enthousiasme général ne me pousse à accepter moi aussi un cadeau. Et quel plaisir de découvrir sous le papier d'emballage rudimentaire une splendide langue vibrante, a priori très indiquée pour pratiquer vous voyez quoi. Joie suprême.

Non loin de là, ce cher Kamel hérite quant à lui du cadeau le plus encombrant de la soirée : un poisson rouge que, pour des raisons que j'ignore, il décide de baptiser Franprix. Bien emmerdé, prêt à tout pour échanger son petit compagnon contre n'importe quel cadeau de merde pourvu qu'il soit inanimé, il jette des regards désespérés vers ses congénères. Le pauvre.

Et là, est-ce le vin ou l'amour, mais je décide de faire d'une pierre deux coups (Bertin) (jeu de mots) en sauvant Kamel et en faisant une petite surprise à L., Mia et Rob le chat. Sachant que L. a toujours eu envie d'un poisson (ou de n'importe quel autre animal, en fait)et que j'ai toujours refusé avec ma grosse voix, je me dis que ça pourrais être amusant de me pointer à une heure du matin, les lèvres noircies par le pinard, un poisson rouge à la main.

Et c'est ce que je fais. Kamel hérite de la langue vibrante et je repars, guilleret, bras dessus nageoire dessous avec mon nouveau pote Franprix. Cette nuit-là, il dort dans un saladier transparent. Que les amis des animaux se rassurent : le lendemain, Franprix a hérité d'un bocal beaucoup plus confortable. Depuis, il se familiarise avec le bébé chanteur et le chat curieux, qui n'a heureusement rien d'un prédateur. Une âme de plus sur laquelle veiller : notre famille devient une vraie petite ménagerie, et ça me fait vraiment marrer.

Mia, future bluffeuse

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Mia, future bluffeuse

Parmi les passions que je souhaiterais transmettre à ma fille, il y a bien évidemment celle du cinéma ; mais tout dépendra de ses envies, de ses goûts, de ses aspirations. Mais lorsque je me trouve face à cette petite bluffeuse de 11 mois, il m'arrive également de me dire que je ferais bien de lui enseigner le poker.

J'ai plongé comme tout le monde dans cette discipline devenue à la mode avec ses diffusions TV et sa patrickbruelisation (Patrick Bruel qui n'a, contrairement à ce qui est dit partout, jamais été champion du monde de poker). J'ai passé quelques nuits à apprendre les rudiments de ce jeu face à de vraies personnes, puis j'ai profité de mes années de célibat pour passer des heures et des heures devant mon écran d'ordinateur à défier des joueurs situés à l'autre bout de la planète (ce qui n'est plus possible avec les nouvelles règles). Au bout du compte, pas mal de litres de soda absorbés et quelques grosses désillusions ont tout de même fini par me permettre de remporter un tournoi en ligne. Près de 4000 dollars remportés lors d'une partie de poker gratuit, ma place pour le tournoi en question m'ayant été offerte par le site sur lequel je jouais alors. Et hop, voilà comment un étudiant parvient à se payer une voiture sans contracter de prêt.

Mia a un sacré regard de filoute ; elle tente de braver les interdits, de transformer les "non" en "oui", de se faire passer pour une gentille petite fille irréprochable alors qu'elle a en elle un joli potentiel de faiseuse de bêtise. Elle use déjà de son regard charmeur pour tenter de me faire fléchir. Je n'ose imaginer à quel point elle sera redoutable lorsqu'elle se trouvera face à d'autres joueurs, 2 cartes en main et des tas de jetons devant elle, ou lorsqu'elle passera elle aussi des nuits à jouer au poker sur le net...

J'aimerais lui enseigner ce que je sais de ce jeu passionnant, ses aspects mathématiques, ses côtés pervers, l'addiction et ses risques aussi. J'aimerais qu'on passe des soirées à jouer avec des allumettes, avant qu'elle ne se risque éventuellement (et plus tard) à jouer du vrai argent pour tenter de devenir richissime ou, de façon plus réaliste, de gagner fièrement trois francs six sous. Mia sera une grande bluffeuse. on prend les paris ?

Bain de sang

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Bain de sang

Je crois qu'on fait tous des conneries. Allez, dites-oui, rassurez-moi. Moi, c'était hier soir. C'était à la fois rien et pas grand chose. Une sorte de grosse frayeur rétrospective, avec taches de sang à la clé.

D'avance, je plaide coupable. Jugez-moi si vous voulez, je m'en fiche. Ma fille va bien et c'est tout ce qui compte. Mais le flip, quand même, quoi.

Seul avec Mia pour le début de soirée, je l'ai tranquillement installée dans le bain, où elle s'est tranquillement mise à jouer avec son poulpe jaune à casquette rose (un drôle de jouet, je sais) et deux ou trois autres babioles aquatiques. Mia se tenant extrêmement tranquille dans le bain, et la cuisine étant à deux pas, je m'éloigne une trentaine de secondes pour aller faire chauffer son repas (niveau faim de loup, Mia qui sort du bain, c'est pire que moi qui sors de la piscine).

Je sens déjà l'indignation monter chez les parents parfaits et les non-parents-qui-s'imaginent-qu'ils-seront-parfaits-quand-ils-seront-parents. Quoi, laisser une petite fille de 11 mois seule dans le bain ? Jugez-moi, oui, jugez-moi : ça ne dure jamais qu'une poignée de secondes quand je ne peux pas faire autrement, et comme ma fille ne cesse de chantonner pendant qu'elle joue, il me suffit de continuer à l'entendre pour comprendre qu'elle ne s'est pas encore noyée dans sa petite baignoire.

Il n'empêche qu'hier soir, j'ai regretté mon laxisme. Parce que trente secondes ont suffi pour que Mia s'empare du rasoir de L. laissé négligemment sur le rebord de la baignoire (deuxième indignation, je sais) et se mette à le tripoter comme s'il s'agissait d'un vulgaire jouet.

Fort heureusement, il s'agissait d'un rasoir vibrant (ça épile mieux, n'ayez pas de mauvaises pensées), que Mia a accidentellement mis en route. La vibration l'ayant effrayée, elle a rapidement lâché l'objet.

J'ai donc retrouvé ma fille terrifiée par ce drôle de truc vibrant qui stagnait dans la baignoire, la main droite pleine de sang.

Vision d'horreur. Sommets de culpabilité. Un nettoyage sommaire plus tard, je réalise fort heureusement qu'il ne s'agit que d'une coupure superficielle au bout de l'index, qui saigne plutôt beaucoup mais n'a heureusement rien de grave. Je remercie Dieu (même s'il n'existe pas) d'avoir poussé Mia à lâcher cet instrument de mort au lieu d'avoir une idée saugrenue du genre téter les lames pour voir quel goût ça a.

J'ai prévenu L. dès son retour pour qu'elle ne flippe pas à la vue d'éventuelles traces de sang (un bébé qui saigne et qui gesticule, ça laisse des traînées rouges partout). Puis eau oxygénée, petit pansement autour de l'index, et ce fut quasiment réglé. Aujourd'hui, Mia arbore une petite cicatrice au bout de l'index, qui devrait disparaître sous peu. Mais il y a des soirs comme ça où l'on s'en veut terriblement et où l'on se rend compte que ces fameuses infimes secondes d'inattention peuvent suffire à causer des dommages parfois irréparables.

Insultez-moi, c'est mérité.

Thomas Chauvineau dans mon salon

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Thomas Chauvineau dans mon salon

Les fans de l'excellente émission Les Maternelles connaissent sans nul doute Thomas Chauvineau, le seul mâle de l'équipe désormais dirigée par Daphné "fossettes d'amour" Bürki. Souvent maltraité par une horde de gonzesses impitoyables (j'ai nommé Nathalie Le Breton et Nadia Daam). Eh bien figurez-vous que l'autre fois, je l'ai trouvé dans mon salon.

C'était un mercredi soir comme les autres, à un détail près : du bain jusqu'au coucher de Mia, Thomas Chauvineau nous a filmés, elle et moi, dans le but d'alimenter sa nouvelle chronique consacrée aux papas. Nouvelle preuve de la salvatrice ouverture d'esprit de cette équipe-là, qui ne cesse de trouver de nouvelles formes et de nouveaux sujets pour mettre aussi en valeur les pères, leurs doutes, leurs contradictions et leurs joies.

Nous avons parlé de foie de veau, de rituels, de techniques de donnage de bain — paraît que ce qu'on m'a enseigné à la maternité est assez peu orthodoxe —, d'inné et d'acquis, de Twitter, de l'humour douteux — paraît-il — de Nadia, bref, d'un tas de trucs qui finiront pour la plupart sacrifiés sur l'autel du montage. Nous avons en tout cas passé un bon moment.

D'abord un brin effrayée par la caméra, Mia a ensuite joué les starlettes et s'est montrée d'une sagesse absolue... ou presque. Ravi que quelques pleurs viennent briser in extremis la perfection presque douteuse de cette soirée-là, le cruel Chauvineau en a profité pour saisir de quoi prouver que Mia n'est pas un robot 100% docile et 100% programmé. Et cet intervieweur pas manchot est même parvenu à me soutirer habilement quelques confessions sur ma vocation de père, mes remords et mes regrets.

Rendez-vous demain matin sur France 5 à 8h55 pour suivre l'émission, découvrir mon improbable tignasse et la charmante bouille de ma fille, ainsi que — peut-être — L. et son hoody.

BamBinou, 1 an déjà

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BamBinou, 1 an déjà

Qu'on me permette de souhaiter ici l'anniversaire d'une petite entreprise gagnant à être connue : BamBinou soufflera en effet sa première bougie le 26 novembre prochain. Bravo à Maud et Thierry, dont le joli bébé se porte plutôt bien et semble être amené à grandir dans la prospérité et le respect de certaines valeurs essentielles (c'est tout ce que je leur souhaite).

À cette occasion, BamBinou organise du 18 au 26 novembre une semaine d'anniversaire qu'on nous annonce pleine de surprises et de bons plans. Ca se passe avant tout sur le site internet.

Mais la page Facebook n'est pas en reste : dès aujourd'hui, BamBinou lance un concours dont le gagnant remportera un chèque-cadeau de 50 euros à valoir sur le site, ainsi qu'un calendrier de l'Avent personnalisé réalisé par la société Babysphere. Pour participer, il suffit de se rendre ici même dès demain et de souhaiter l'anniversaire de BamBinou de la façon la plus belle originale possible. Résultats dimanche 27.

Le premier papa BamBinou de l'histoire vous salue bien, et souhaite encore un joyeux premier anniversaire à cette petite boîte bien sous tous rapports (si si, ça existe).